Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter pour rester informé.

Newsletter Overlay FR
Salutations
* Champs obligatoires
Policy
Répertoire

Les 3R dans la recherche préclinique

1. La recherche préclinique est attentive aux principes des 3R

Ces dernières décennies, l’encouragement et l’application systématique des principes des 3R ont permis de remplacer de nombreuses expériences sur animaux par d’autres méthodes (replace), de réduire le nombre d’animaux utilisés (reduce) et de réduire à un minimum les contraintes auxquelles ils sont soumis (refine). Ces efforts se poursuivent sans relâche, car il n’est actuellement pas possible de renoncer dans tous les cas aux expériences sur animaux pour la recherche et le développement de nouvelles substances actives. Ainsi par exemple lorsqu’il s’agit d’examiner des organes complexes comme le cerveau ou l’interaction de différents organes. Mais l’expérimentation animale sert aussi, par exemple, à étudier si une nouvelle substance candidate agit efficacement contre un agent pathogène ou une tumeur et quelle dose peut être administrée en toute sécurité. Ces expériences sur animaux, c’est-à-dire la phase préclinique, sont prescrites par la loi: il faut d’abord faire la preuve d’une utilisation sûre et efficace chez l’animal avant d’avoir le droit de tester la substance active dans un essai clinique chez l’être humain.

Succès des méthodes de substitution à l’expérimentation animale

Entre-temps, toute une série de méthodes de substitution, par exemple des cultures cellulaires ou tissulaires humaines, sont employées à la place des expériences sur animaux. Les «organes sur puce» se basent sur des systèmes cellulaires en trois dimensions et offrent aussi de nouvelles possibilités de réduire à un minimum le nombre d’expériences sur animaux dont on a encore besoin. C’est ainsi qu’il est de nos jours possible de réunir et relier plusieurs organes sur une puce de la taille d’une clé USB, de manière à modéliser la dynamique d’un organisme humain. Des organoïdes obtenus sur des patient-e-s permettent en outre de reproduire d’importants aspects d’un organe humain, par exemple des segments d’intestin, en dehors de l’organisme vivant. Ils permettent de prédire les effets indésirables de candidats médicaments dans le corps humain. Ces progrès formidables peuvent contribuer à réduire encore le nombre d’expériences sur animaux. Mais ces méthodes de substitution exemptes d’animaux ne sont reconnues que si leurs résultats sont aussi fiables ou meilleurs que ceux de l’expérimentation animale.

La reconnaissance des méthodes de substitution est capitale

En raison de la complexité du contrôle et de la validation des méthodes de substitution, il faut parfois des années, voire des dizaines d’années, avant qu’une telle méthode soit reconnue par les autorités d’homologation en remplacement d’une expérience sur animaux employée jusqu’alors. À l’échelon international, plusieurs institutions ont été créées pour faire avancer la validation de ces méthodes de substitution. Ainsi par exemple le European Centre for the Validation of Alternative Methods (ECVAM) et, tout particulièrement, l’International Conference on Harmonisation of Technical Requirements for Registration of Pharmaceuticals for Human Use (ICH). L’ICH fait avancer l’harmonisation des critères d’autorisation des médicaments dans le monde entier et contribue aussi considérablement à faire reconnaître les méthodes de substitution à l’expérimentation animale par les autorités compétentes en Asie, en Europe et aux États-Unis.

Article suivant