Culture of Care
3. Dans la pratique
Depuis des années, les entreprises pharmaceutiques pratiquantla recherche s’efforcent d’améliorer le bien-être animaldans la recherche. Pour cela, il est important de ne pas oublierle personnel, les cadres et la direction dans l’ensemble del’entreprise. Culture of Care (culture des soins) désigne unevision globale de l’estime, de la résilience et du bien-être del’animal et de l’être humain. Elle doit être profondément ancréedans la culture de l’entreprise et, dans l’idéal, se refléter danstoutes les activités. La Culture of Care vécue dans le domainedu bien-être animal est l’affaire de toute personne ayant uneinfluence sur ce bien-être. Cela va de la direction, qui crée lesconditions cadres, aux gardien-ne-s d’animaux et aux chercheurset chercheuses en contact direct avec les animaux.Elle concerne en outre les ateliers qui assurent la maintenancedes dispositifs et d’autres parties de l’organisation qui n’ont,à première vue, rien à voir avec la recherche in vivo.
Les dimensions éthiques de la Culture of Care
L’éthique des soins définie par la spécialiste en sciences politiques Joan Tonto montre les dimensions éthiques auxquelles touche la Culture of Care.
- Responsabilité: la communauté scientifique a la responsabilité culturelle, éthique et juridique de s’occuper du bien-être animal.
- Prévenance: le personnel et la direction doivent percevoir et estimer les besoins des animaux et de leurs collègues.
- Compétence: les institutions de recherche sont responsables de la mise en place de compétences pour pouvoir accomplir des progrès réels dans le domaine du bien-être animal sans porter atteinte à la qualité de la recherche.
- Empathie: le principal enjeu éthique de la recherche impliquant des animaux est de développer une empathie vis-à-vis des animaux et personnes impliqués, qui permette néanmoins de continuer à accomplir des progrès médicaux.