Transposition des résultats d’études animales à l’homme
2. Éthique et sécurité
Dans divers rapports et déclarations, la communauté internationale s’est donné des principes éthiques et juridiques pour la recherche sur l’être humain. C’est ainsi que la Déclaration d’Helsinki de l’Association Médicale Mondiale (1964) stipule que la recherche médicale doit protéger la santé et les intérêts des personnes impliquées dans la recherche. La Déclaration d’Helsinki a servi et continue à servir de base à de nombreuses lois nationales sur la recherche biomédicale. Les essais cliniques sur un petit nombre de personnes en bonne santé, puis sur des patient-e-s, ne sont donc de nos jours admissibles que si les risques ont pu être exclus ou réduits dans toute la mesure du possible.
Principes éthiques de la recherche sur l’être humain
- La Déclaration d’Helsinki (1964) décrit la pesée des intérêts qui doit avoir lieu entre la nécessité de générer de nouvelles connaissances médicales et la nécessité de protéger la santé et les intérêts des personnes impliquées dans la recherche.
- Le rapport Belmont (1978) définit des principes éthiques fondamentaux comme par exemple le respect de la personne.
Par conséquent, avant tout essai clinique d’une nouvelle substance active chez l’être humain, il faut avoir des connaissances suffisantes sur l’efficacité et la sécurité de cette substance. Pour le garantir, outre par exemple les cultures cellulaires et tissulaires, les simulations informatiques ou les «organes sur puce», autant de méthodes qui n’utilisent pas d’animaux mais réduisent ou parfois remplacent l’expérimentation animale, cette dernière reste malgré tout indispensable. Sous condition du meilleur respect possible du bien-être animal, l’expérimentation animale sert souvent aussi à repérer précocement un effet néfaste d’une nouvelle substance active. Les méthodes de substitution à l’expérimentation animale mentionnées font de nos jours partie de la recherche biomédicale au quotidien. Elles sont en particulier employées lorsqu’un système biologique est déjà bien étudié.
Structures et processus physiologiques identiques
Dans l’apparition, par exemple, du cancer, ce que l’on appelle l’apoptose, c’est-à-dire la mort cellulaire programmée, joue un rôle capital. En 2002, ce processus a aussi été découvert chez le nématode, un ver qui ne mesure qu’environ un millimètre.